Superstar - L'interview du Renouveau

Super Star BMX

Superstar. Nouveau logo, nouvelle direction, nouveau team, la marque presque Française de l’époque (Andorre) est de retour. Les plus jeunes n’ont sans doute pas connu ; mais les autres, souvenez vous de ce qu’incarnait SuperStar ou plutôt SuperS*** : le style, le riding engagé, l’innovation et l’humour. Dans cette interview, on revient sur le parcours de Superstar et on s’intéresse surtoutà l’avenir de cette marque mythique.

1. En quelques mots, quel est l’historique de la marque ? Qui a créé Superstar ? Quel était l’objectif?

L’objectif était de se marrer je crois bien. Créée en 2002 par Tony Pereira une icône du champs de bosse (le fameux toony’s, puis Pipe trail), la marque était orientée trails et park à ses débuts où les fameuses pub ‘’Superstar de Merde’’ ont eu leur petit effet à défaut d’être complètement comprises. Tony était le roi de l’autodérision et il faisait bien comment il aimait. Avec lui il y avait Marc Etienne Dalgé (Med) et Pépé (du shop California Style) qui ont formé Bmx Groupement une boite de distribution française. Mais je crois que les gens se souviennent surtout de la grande période de Superstar mené par Julien Leyreloup entre 2004 et 2010 je crois. Julien était un rider super stylé de Clermont Ferrand qui savait tout faire. Il a beaucoup apporté à la marque avec Med, ils ont innovés sur plein de trucs qui faisait que la marque était devenu à la fois cool et technique. Il y avait un vrai team de pote bien cohérent et solide, un peu comme FLY avec les gars stylés (ruben, Sergio, kalkoff, lantshner), Superstar c’était du rider polyvalent pegless qui pouvait grinder sur les pédales ou leurs fameux micro pegs, avec du gros gap aussi. Rappelez vous d’Antony Lille surtout, mais aussi Julien Leyreloup donc, kiki Granier qui gapait des sets marches de dingues. Il y a eu aussi Tom Blyth du crew de Sheffield, puis les premiers russes. A l’époque la marque faisait vraiment le buzz en angletterre et Russie bien poussé par les distros locales.

2. Qu’est ce qui la démarquait des autres marques ?

Superstar a toujours voulu se démarquer en étant innovant, qu’il s’agisse de son team qui avait un style de riding rare à l’époque, en terme de video (Daniel Mini en a fait quelques unes), mais aussi en terme de matos. Ils ont fait des cadres en titane par exemple. Mais le plus marquant a été le serrage du cadre New Deal appelé “strawberry”, perso je me rappelle que je trouvais ça bien cool. Les bases de cadre en D-Shape aussi, les passages de cable dans le tube de selle. C’était plein de petits trucs dans le genre, pas des révolutions mais des trouvailles pour rendre le vélo plus esthétique. Si je peux me permettre, je crois que les riders qui aimaient superstar à l’époque avaient un certain goût, et je dis pas ça pour te flatter car tu en as eu un hahaha.

 

 

 

 

Premier logo superstar bmx

 

 

 

 

Premier logo Superstar (2002)

3. Qu’est ce que représentait la marque à l’époque ?

Pour compléter l’historique du team, après le départ de Julien Leyreloup c’est Pierre Blondel qui a repris le flambeau du team avec l’ajout de Maxime Bonfil notamment. Il y a eu la jolie Kayley Ashworth, une des premières filles à vraiment rouler fort et à qui on pense fort (ndlr : elle a des gros soucis de santé mais revient progressivement), puis la suite logique des riders types superstar Pampa et Arnaud Malthieu. Puis la marque a entamé une nouvelle evolutionavec Artur Dietrich qui a fait un bref passage (en Harley Davidson), s’orientant advantage sur le Park pur avec des riders bien vénères comme Luke Padgett, Kostya Andreev, Kenneth Tencio. Les produits étaient toujours cools et le team de plus en plus international. Le nouveau chapitre qui s’ouvre aujourd’hui est la continuité et le mélange de tout celà. On ne va pas se specialiser dans les riders à tricks de parks (style total), mais essayer de parler à ceux qui aiment rouler toutes sortes de courbes, du park en bois, au bowl ou DIY en béton en passant par le trail, ou la courbe naturelle, le spot improbable perdu au milieu de la pampa. Voilà c’est ça qui nous fait kiffer, prendre un peu l’air.

4. Que s’est-il passé à la fin ?

Je ne sais pas trop à vrai dire comme je n’étais pas dans l’histoire. J’ai observé comme beaucoup une sorte d’essoufflement. Au niveau de l’image c’était sans doute un peu flou, un changement trop radical par rapport à ce que les gens connaissaient de superstar. Après niveau commercial j’imagine que c’était dur pour une marque de moyenne taille de résister aux nouvelles donnes du marché et aux difficultés des distros et des shops. Aussi, ce ne doit pas être simple de garder la flamme pendant toutes ces années. La marque a tout de même 15 ans, elle avait déjà bien vécu, elle méritait bien une petite pause héhéhé. En tout cas un petit coup de chapeau à tous ceux qui ont fait l’histoire de Superstar jusque là, Med notamment. Rien que pour eux on a pas le droit de faire n’importe quoi.

 

 

 

 

Selle superstar bmx de 2003

 

 

 

 

Selle Superstar (2003) qui en a fait rêver plus d'un.

5. D’où sort cette initiative de faire revivre cette marque ? Quelle est la nouvelle équipe aux commandes ?

C’est principalement des pétrodollars du Qatar hahaha Non la bonne nouvelle c’est que c’est un investisseur français qui a racheté la marque pour lui permettre de continuer. Il s’agit d’ALLTRICKS le gros shop en ligne dont le responsable bmx est Francois Faivre, un vrai passionné qui roule toujours et qui connaît bien le sport et le marché. Avec lui on a vraiment envie de remettre la marque sur de bons rails. On part de loin car il y a tout à refaire la marque s’étant arrêté deux ans et qu’on est prudent dans l’état actuel du marché. Mais on se régale à bosser avec des gars comme Eric Chancelier au graphisme, Antoine Sabourin à la vidéo, Cédric de Rodot aux photos. Superstar revient mais humblement, faudra nous laisser du temps pour redevenir une marque importante.

6. Qu’est ce qui sera conservé des 15 premières années de Superstar ? Qu’est ce qui sera modifié ?

On ne va pas refaire de pub avec un rider en slip et en moustache hahaha Mais il y a des idées fortes de l’époque qui mériteraient sans doute un petit come back. Pourquoi pas ressortir des versions modernisées des anciennes pièces, là il faudrait sonder les riders pour voir si ça les intéresse qu’on ne se retrouve pas avec 200 potences ELECT qui servent à rien haha. Perso ça me ferait rire de pouvoir reconstituer un team FAMILY en réunissant quelques glorieux anciens mais là je m’avance un peu je crois, ils ne sont même pas au courant héhéhé. Au mieux un apéritif au Sein des Saints. Finalement la chose qui sera resté identique depuis toutes ces années, c’est le nom « Superstar ». Il pouvait paraître naze (si on comprenait pas le 2e degré) comme nom au début, au final grâce au boulot de tous les gars il est devenu presque cool. A nous de prolonger le délire.

7. Parlons du team, y a t-il des noms d’annoncés (qui et pourquoi) ? Des riders Français sont prévus ?

Le team pour le moment c’est un duo, mais un joli. On a voulu rester modeste et surtout ne pas se précipiter. Au delà de la qualité des pièces qui reste évidemment la priorité, le team est super important pour l’image d’une marque. Je voulais donc comme je disais des gars capable d’être à l’aise sur tous les terrains (bon ok on va pas leur demander de faire des lignes et des combos ultras techs en street). Et comme Enarson ou Kevin Peraza n’étaient pas dispo hahaha on a pris le jeune Inaki Mazza, un argentin que vous avez sans doute vu en France cet été. Le kid défonce tellement, à 16 ans franchement j’ai rarement vu ça. En plus il a une pure mentalité, il sait tout faire, des gros flips bar, flair whip, barrel roll bar mais aussi des gros airs (c’est important ça les aérials), des oppo invert one foot trop stylé. Le tout avec le sourire, non franchement je suis fan. On l’a eu à la maison pendant quelques semaines et ça m’a confirmé qu’on tenait là une perle. On est son premier sponsor vélo mais redbull et vans argentine l’ont déjà sous leurs ailes. Du coup il bouge partout dans le monde et grandit bien. Une vidéo est prête à sortir d’ici peu.

L’autre pote du team c’est Alex Nikulin le russe qui fait des front flips de barge. Capable de taper des gros airs comme de faire tous les gros tricks qu’on le voit faire au FISE, il est notre poulain pour les jeux olympiques hahah. Plus sérieusement c’est un gars bien cool, une bonne hygiène de vie, propre sur lui, bien suivi sur les réseaux sociaux (important ça de nos jours n’est ce pas) et il perpétue la tradition Superstar en Russie.

Alex Nikulin en Handplant

On cherche au minimum un 3e gars (ou une fille) pour commencer. On observe on regarde ce qui se passe un peu partout, avec un petit penchant vers un bowl/trail rider bien stylé capable de nous faire des gros 36 nose dive. On ne va pas faire une petite annonce ici mais c’est l’idée. Il peut être français oui mais on essait de rester sur l’idée d’une marque internationale (il y avait 40 distributeurs tout de même à l’époque) non pas pour nous la péter mais simplement parce que bah désormais c’est juste obligatoire pour espérer exister. Du coup faut pas nous en vouloir si ça parle en anglais sur l’instagram et le facebook @superstarbmx Faites nous part des gars que vous pensez colleraient bien à l’image de Superstar , qui sait…

8. Niveau matos, eux-tu nous en dire plus sur les pièces disponibles ?

Les pièces sont en France déjà, prêtes à rejoindre les meilleurs shops français grâce à EZCO qui distribue. On commence par la série VEGA avec donc que du matos neuf : un guidon (9, 9.4 ou 10’’), un pédalier, une fourche, des pegs, deux modèles de couronne aussi fabriqué en Europe. Si cette première fournée plait on aura davantage de levier pour produire davantage et espérer comme à l’époque ressortir quasi toutes les pièces du vélo, et des cadres évidemment on en rêve. Je crois que le rapport qualité prix est très très correct.

Retrouvez l'ensemble des produits Superstar par ici.

9. Quel est le futur à court et long termes de Superstar en termes de matos, de team et autres ?

A court terme c’est faire passer l’info que nous sommes de retour ce qui n’est pas simple vu la quantité d’info qui circule, entre deux parts de monstres comme dan lacey ou dakota hahaha. Puis de vendre les produits actuels puis ensuite on pourra en imaginer d’autres, repartir en trip, agrandir la famille, faire des vidéos, aider la scène, tout le boulot d’une marque de bmx en gros.

10. Un dernier mot ?

Le premier qui me vient c’est évidemment merci, à toi et à tous ceux qui portent un intérêt à Superstar et qui nous ont témoigné de la sympathie lors de l’annonce de ce retour. Ce n’est que le début, et on espère que vous serez chaud de suivre notre évolution (@superstarbmx), comme la petite marque française à l’assaut du monde hahaha. Le navire est fragile mais on est motivé.

Merci pour tes réponse, je souhaite un avenir 3 étoiles à Superstar !

C’est gentil ! Bon retour à Simplified également. C’est retour vers le futur en ce moment.

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